Dans un précédent article, je vous proposais mes indispensables pour commencer dans le grand univers de la beauté au naturel. On va aller plus loin, parce qu’on est toutes un peu curieuses, et une fois qu’on a mis le nez dedans on ne peut plus s’arrêter de chercher de petites recettes sur le net. Avant de s’y mettre, voyons ce dont nous aurons besoin pour commencer à fabriquer nos cosmétiques maison – vous savez, ce qu’on est bien énervées de ne pas posséder quand on trouve une recette sympa.

 

Des bases neutres

La base neutre, c’est la simplicité ! Il en existe pour créer des nettoyants visages, des shampoings, des gels douches, des savons, des masques, des crèmes, bref pour tout. Et le plus cool, c’est qu’elles sont personnalisables à l’infini. On y ajoute directement nos huiles et actifs et hop c’est prêt !

 

Un tensioactif

Késako? Si tu as pas toujours bien écouté en cours de physique-chimie – un peu comme moi – tu as aucune idée de ce que c’est et surtout à quoi ça sert… Alors petite définition :

Un tensioactif est un composé qui modifie la tension superficielle entre deux surfaces (c’est-à-dire la tension qui existe à la surface de séparation de deux milieux). Les composés tensioactifs sont des molécules amphiphiles, c’est-à-dire qu’elles présentent deux parties de polarité différente, l’une lipophile qui possède une forte affinité avec les matières grasses, l’autre hydrophile qui possède une forte affinité avec l’eau.

Mais honnêtement ça ne nous aide pas vraiment. En résumé, un tensioactif peut avoir plusieurs fonctions, tout dépend de sa composition : il peut avoir un pouvoir détergent, moussant, émulsifiant, conditionnant. En cosmétique maison, on s’en sert donc pour créer des shampoings, toutes sortes de gels nettoyants, crèmes et après-shampoings. J’utilise le Sodium Coco Sulfate pour mes shampoings solides, il a un assez fort pouvoir nettoyant, pour les cuirs chevelus sensibles, mélangez le à du SLSA ou à du SCI. Jetez un oeil au BTMS pour vos après-shampoings.

Les indispensables pour fabriquer ses cosmétiques maison

De la cire

Elle sert à solidifier les préparations. Elle est donc très utile pour la fabrication baumes, sticks, crèmes et bougies. On privilégie les cires végétales comme celles de soja ou de fleurs.

 

Un conservateur

Le conservateur nous servira à conserver nos préparations sans blaaaague. C’est un petit indispensable auquel on ne pense pas toujours mais il est bien pratique pour éviter que nos crèmes faites avec amour développent de petits monstres verts. Pour information, la dose conseillée est de 0.6% pour garder vos produits entre 1 et 3 mois. On choisit le cosgard pour les préparations à base d’eau ou hydrolat ou l’extrait de pépins de pamplemousse et la vitamine E.

 

Fragrances & colorants

Faire ses cosmétiques soi-même c’est sympa, mais parfois, il faut avouer que les odeurs d’huiles essentielles montent un peu à la tête et les odeurs des produits pleins de cochonneries qu’on trouvait en magasin viennent à nous manquer. La solution, c’est les fragrances et les extraits. Ils parfument les préparations et permettent d’y ajouter un peu de peps ou de gourmandise. Un ou deux flacons suffisent au début, pas besoin d’investir dans des vingtaines de senteurs différentes ! Après tout le but de la beauté naturelle, c’est d’éviter la surconsommation.
Pour égayer nos préparations, on peut également ajouter des colorants ! Il en existe des minéraux, mais on peut très bien utiliser ceux de notre cuisine, on choisit ces derniers bio pour éviter les additifs dangereux pour la santé.

 

Des ustensiles

Pour mesurer nos ingrédients, on peut opter soit pour une balance (de préférence très précise) soit pour des verres ou cuillères mesureurs. Vous aurez aussi besoin de petits récipients pour y déposer vos ingrédients pesés et mélanger vos préparations. On se sert de nos bols de cuisine ou de matériel en inox, l’essentiel étant de tout bien désinfecter avant de se lancer dans une recette ! Investissez également dans un petit fouet, toujours très utile pour mélanger les préparations.

C’est bien beau de tambouiller, mais dans quoi je mets mes produits ensuite ? Pour couler les savons et shampoings solides, les barres corporelles, on recycle nos moules à gâteaux en silicone. Puis pour nos crèmes, toniques et masques, on recycle nos contenants de produits du commerce – qu’on rachètera plus – ou alors on en achète de tous nouveaux tous beaux en boutique ou sur le net.

Les indispensables pour fabriquer ses cosmétiques maison

De la volonté, de la persévérance et de la simplicité

Et oui ! On ne s’improvise pas tambouilleuse professionnelle en 5 minutes de recherches sur internet. C’est le fruit d’heures et d’heures de fouilles archéologiques sur la blogosphère et sur les sites des vendeurs et , ensuite, on passe à la phase pratique. Quand on a bien préparé le terrain, les échecs sont rares, et puis même si on se plante, ON NE SE DÉCOURAGE PAS !
De mon point de vue, la bioté, ce n’est pas l’accumulation de produits. On va à l’essentiel et ça marche encore mieux. Alors oust les recettes compliquées aux 20 000 ingrédients. Ce n’est pas pour rien qu’on est passé au naturel quand même !

 

Alors, on se lance ?

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